Manuscrits

Craché Grave
de Nicolas Allwright

Un acteur
Deux personnages : Je et Il
Un perforateur
Un carré et autour une allée
Des fils blancs

Dans le noir,
«Je» parle

Je :Est-ce?
Sans issue
Sans su
Sans suite
Est-ce?
Sans cible?
Lance Si Lente
Cette Chute Lancinante
Ce sang Hante
Ce Silence

Toujours dans le noir, «Je» actione le perforateur

Je : Bonjour, de loin les mots se presque. Plus simplement dit j’aurais aimé venir seul, mais eux aussi. Bonjour ! ils avaient dit, j’étais d!accord, entrer en matière, faire une scène, pour- quoi pas. Dans le noir se parle surtout ce de- dans, ce qui se cache, c!est plus à l’aise, pas un seul ne se perd. Ils passent les uns après les autres, ils ne se rattrapent jamais. Alors pour voir plus clair, je creuse. Eux aussi à côté. J’aurais aimé venir seul. De loin je creuse des trous, dedans les yeux voient des soucis, petits gros toutes tailles, de quoi s!en faire, dedans les oreilles entendent des chants étranges, prêts à sauter à la gorge. Dans l’ombre des soucis sont cachés.

Il: Et il perd le fil. Il erre dans des trous. Le temps passe. Il se presse près du récit. Il se presse plus précis. Il passe du vague à lame. Pour voir plus clair, il tranche dans le vif du sujet. En sang s’échappe un chant, les soucis cessent  ! Non ils ne cessent pas. Sa langue échoue sur le sable ensemence songe. Il joue d’incohérences, il dit :

Je: Mensonges, je joue sur le sable, un corps errance rassemble morceaux, je troue bouts ensemence lettres rebelles. Je pose fardeau. J’ôte cerveau. Je chavire clavicule. Je joue sur le sable.

Il: Au fur et à mesure qu’il avance, l’heure passe naturellement exacte. Il entre précisément en matière. Il se met en boule, ses mains se pâtent.

La lumière revient, «Je» chante

Je : Appâter appâter les mots en pâté
modeler modeler les mots mous terrés
c!que t’as massé là flou parqué au taquet
à la cata qui se cache la traque

vomissure des fissures désenfouies la fougasse
malaxe remalaxe la syntaxe à la main
nue dis-tu désunis dis de nous dévie
à la cata qui se cache la traque

Détraque la bourrasque façonne la molichonne
débourre le bourricot évase la phrase sage
ébouriffe la bizure joue le rif qui défrise
à la cata qui se cache la traque

ramène-la ta fraise dans le phrasé déjanté
insanités bouts gobés ah ça niqués
jongle les brisures vrille les meurtrissures
à la cata qui se cache la traque

Mets-le bas le bâillon fracasse la chappe
aux commissures crasse coincée crache là c!qui t!gâte
claque les papilles esclaffe les pupilles pige ?
à la cata qui se cache la traque

Dans son allée, «Il» marche, dans le sens des aiguilles d!une montre

Il: Il se retourne dans tous les sens. Il se retourne en rond. Il déforme des sons. Il suit des formes.

Je: Entré suis entré d’où on est né, mais pas sorti d’où on nous noue, par là où suis né, retourné en rond, renié du monde, tripote fil du vide, ne me remets pas là où ne le sais dire, là le sens mieux, et, rien fait bon, oui des mots se pres- que, j’enfile des perles, déferlent des formes vagues. J’enfile des formes vagues me déforme sur le sable je joue.

Il: Il cherche la sortie. Il creuse. Il cherche le commencement.

Je: A petits pas dis
Peu dis pas t’as dis
Petit à petit
Je dis dissocie.

Je: Au commencement, je suis petit.
«Je» tombe à genoux

Je regarde fuite nuages courent vite vent fort moi pas partir avec ciel, je dis pas être avec ciel. Je, disparaitre. Dans ma cour mon papa. Mon papa montre comment fait jetter bras autour dos tape mains pou pas avoi foid. Pas queue pas avoi foi.

«Je» chante

Il:  Il perfore très fort. Il dit ce paraître. Il trouve l’histoire.

Je: Je troue l!histoire, je retire moi de mémoire, mè trouve re, apparaît mère, je m!émerge m’émerge m!émerge je mémoire sous nous toi, nous en toi je mets noie en nous, le poison nous soudoie et vicie versa perte, écueil du récit. Le ressac des mots grève ma bouche, je ressasse sur le sable, je ressasse, je ressasse, je ressasse…

Il : Ça se précise. Il efface, il est face à face à l’impasse. Au commencement, il n’y a rien. Au commencement, il ne dit rien.

«Je» se recouvre la tête d’un tissu et creuse avec le perforateur

Je: Bonjour, de loin les mots se presque. Plus simplement dit j!aurais aimé venir seul, mais eux aussi. Bonjour ! ils avaient dit, j!étais d!ac- cord, entrer en matière, faire une scène, pour- quoi pas. Dans le noir se parle surtout ce de- dans, c!est plus à l’aise. Ils passent les uns après les autres, ils ne se rattrapent jamais. Alors pour voir plus clair, je creuse.

Je quitte l’histoire, je quitte l’histoire, je quitte l’histoire.

Il: C’est un non-sens. Il n’est plus dans le récit. Il est nulle part. Il entre dans nos quotidiens.

L’annonce avait fait grand bruit. À l’automne 2006 Patrick Ricard, nouveau propriétaire des champagnes Mumm et Perrier-Jouët, avait an- noncé le futur lancement du «champagne le plus cher du monde« et avancé un prix 1000 euros la bouteille. Il avait vu petit. Il en coûtera finalement 50″000″euros les douze bouteilles, soit plus de 4000″euros l’unité. ( 1)

Je: Il avait vu petit.

Je quitte l!histoire, je dérape.et m!enfonce dans la nuit, des spectres sortent de l’habitacle, je les peins, les rature, ils me rattrapent, je rape, gratte, crie.

«Je» joue du djembé, du perforateur et il chante

Je cours vers des vies en vue
des vies dévient entre les vies en vue
entre les vies en vue place le dit pas vu se déplace
ces vies vues les vies vite dites vues ne remplacent pas la vie non dite pas vue
survie du dit qui dicte une vie sans place
s’efface la vue

Cours cours cours, cours cours cours

Tu cours après le son dégrippes le temps agrippes les mots laboures le cri jettes l!appris tu cours après le son du fond du mot fondu ouvert au fond fuis le mot du son des cris des suites de sauts défaut des mots défi du sot vides le faux fais fis des mots

Cours cours cours, cours cours cours

tu cours après des traces de sons sons tracés détrousses des trous entrelacés sons lacérés phonèmes en fuite offrent fissures don du son démoli scindé le sens dandine assoiffe l’instant décoiffe le temps

Cours cours cours, cours cours cours

Je cours les mains dans la bouche purée de glose engluée trébuche dans la bouche pur étranger de souche fugue la langue fourche avalanche de fange vomis de voyelles consonnes à tous vents libèrent labiales emmêlées

Cours cours cours, cours cours cours

tu cours à l’envers du temps vers lent à dire laisses faire l!enfer du temps tendu vers l!en avant versant sous le vent fervent verlan tendre verdure verdir des vides verdeur avide

Cours cours cours, cours cours cours

Je cours ainsi vers en vie vole vœux va- cille vie s!en va vagis vide cours sourd creuse creux tente atteindre porte at- teinte assaille sens frotte froufroute aux frondaisons faux songes fruit de signes essaimés à la cime sang aimé mille amours murmurent mises à mal mort mue mort mue mort mue mort mue mort mue…

Il a un trou. Il s’ouvre. Il murmure :

«Je» pointe son perforateur au ciel

Je : Ma bouche s’ouvre béante à la nuit étouffée d!étoiles.

«Je» chante

Il :

Je :Les océans sont au plus mal. Les poissons déjà s’y font rares. On découvre maintenant que des débris de plastique recouvrent leur surface dans des proportions inimaginables et tout ce- la entre dans la chaîne alimentaire.2

Plastiqui collapeau papieraukilo mètre du doudou auculpet sansarticulé chemisesoldécidé vitedesidéconomisé part marché normalité ou plier bagages mal supporté âge sèche peau est-ce eau est-ce pollution help cerné par rayons jets d!objets perdpieds lumièredé néonslabyrinthé au café préparer rentrée pro- jeter avenir sécurisé heureuxsifier s’calmer reprendre liste respirez le pire est à venir

Sous nous nage nous rompus Aurions rit sous vie rage Parlé franc je mens tremble Largué je langue étrangle

Je sais que je sais alors j’entends pas. Mais quand je ne sais pas que je sais, j!entends. Quand je n’entends pas, je sais. Quand j’entends, je sais pas, je sais pas ce que j!en- tends, mais tous les jours j’entends, ça, je le sais, tous les jours j!entends pas et tout cela entre.

«Je» joue de la guimbarde et il chante

Bleu dans la bouche
Blo des sabots
Un po des paumes

Vent fend bouche tordue
Métal casse les dents
Tords le mot pour entendre
Lamellés les mots là-
Mets-les les mots lamés
Les mots vrillés de si-
lence de cris soupirs
Défait l’oreille vent

Le fou s’ouvre
le fou Rit

Bleu dans la bouche
Blo des sabots
Un po des paumes

Le fou
A bu l’humus
L!a bu l’humus
Prévenez-les L’a bu l!humus

Du foin plein la bouche
Parle un peu pour voir
L!a bu l’humus
Ça fane vite le foin dans la bouche
L’a bu l’humus

Bleu dans la bouche
Blo des sabots
Un po des paumes

Le fou foin plein la bouche
Amuse avec l!humus
Au fond tout était bu
mû dans la bouche bée
Bleu perd le e blu bribes
Des bouts sans o bu flottent
Boue bouche bleue bée bue
Pu peu po paumes mues
S!ouvrent ne remuent blu
Mu blu Blue

Je: Tout entre. Le bruit brasse le bruit. Tout entre. Au piège pris je pisse poison aspire pire. Tout entre. Les dés sont pipés.

En mars 1998, la génétique agricole vient de mar- quer un nouveau point avec le brevet Terminator, accordé au département américain de l’agriculture et à une firme privée, la Delta and Pine Land Co. La technique consiste à introduire un transgène tueur qui empêche le développement du germe du grain récolté » : la plante se développe dans les conditions habituelles, produit une récolte norma- le,mais elle produit un grain biologiquement stérile.(3)

«Il» rit jaune et s’éffondre au sol

Je : Biologiquement stérile, biologiquement stérile.

«Je» est sur le dos, jambes et bras en l!air. Avec sa main, il tape sur sa bouche, des “biorborythmes” s!en échappent

Il: Perdu dans un labyrinthe de nouvelles, il avance trois pas à gauche, cinq pas à droite un mur, deux pas en arrière, un pas à gauche, un mur, il lève la tête au ciel, un mur. Il rit jaune.

P!tite pâtisserie jaune fluofoncéssé malau
ventre faire taire le fond artères bouchées à la haine taire l’ouvert bourré le mou verrouillé le trou multiplié cloisons entrelacées pour rien errant éreinté cherché désir assouvir tu es tu m’entends-tu chérie? Tendre tentures amour de murs mûris de cul de sac plastiquembalé petitpiedpatrouvé remboursé ou soldé il faut choisir liberté c’est acheter respirez le pire est à venir

A voix nue train-train taire
Atteindre hymne attendri
Tournelles pas mer à boire
Ramé rat voir ailleurs

Après les céréales et les animaux de labora- toire, c!est au tour des animaux domestiques de devenir transgéniques. Ludique et coloré, le poisson d!aquarium au gène fluorescent inventé à Taïwan est destiné à apprivoiser les consommateurs européens.(4)

À portée de mains portablé sur consommer mieux rêvé quenelle connectété 30% en plus à communiboufféqué s!griser à r!garder papillon- ner petits poissons dans monde de chocolat p’tit creux nauséepadire véritélé sans quoi pourrait pas relâchier relanchier machinéco- nomique s!torcher amnésique croissensation- nelledoradormiradoré tendu du coucoucircuité fait comme un ratspirez le pire rat venir

«Je» prend le perforateur dans ses bras tendrement

Menaçant

Au plus clair du monde, les vides dansent. M!entends-tu chérie? Je reprends posément, tout, à zéro le champagne. Tout cela entre lu- dique et coloré.

Bref, breaker s!retrouver sois même, mais moi- même toujours pas su faut sous pour changer plus s’ressembler s!créer p’tit chez soi seul moi soif atelier à te délier moëlle cervicale dessous vrai vie vrille l’éventré pour sucer substance manquante le zéroser arroser oseille toi aidé moi à m’aimer peux pu téter lait respirez le pire est à venir

Sous nous nage nous rompus
Aurions ri sous vie rage
Parlé franc je mens tremble
Largué je langue étrangle

Largué je langue étrangle des angles étrangle largué je langue

Chérie tu m’entends ?
Début perdu détruit tout
Des bouts perdus détritus
Début perdu détruit tout
Des bouts perdus détritus

Largué je langue étrangle des angles étrangle largué je langue

Il: Il marche maintenant sur des montagnes d’ordures. Il est chassé par son nom. La rage en feu. Des pans entiers de monde s’effritent. Le décor sombre.

En Antarctique un énorme pan de glace, équivalent à environ quatre fois la superficie de la ville de Paris, a commencé à s’effondrer sous l’effet de la rapidité du réchauffement climatique, a indiqué, mardi 25 mars, le Centre national de la neige et de la glace de l’Université du Colorado.5

Un pan, un pan, un pan, un pan, un pan, un pan.

Il cherche la sortie. Il court à cour. Il bine à jardin et bing à la face, il trébuche sur la syn- taxe, il s!étale. La sainte taxe pille, saccage. De toute évidence, ce n!est pas très catholi- que. Il lutte sans merci. Il a le dessus, elle a le dessous mal intentionné, elle va châtier. Il change alors le cours du destin avec un mot un seul mais percutant. De glace, il dit un énorme »:

Pan!

Il: Il la troue. Elle tombe. Elle se casse. Son histoire est en morceaux. Il joue avec les pièces du puzzle.

Je: En pièces l!immonde s!effondre dans ma bou- che une lave de mots bafouillée. Je déracine visage. Je noie toi en nous. Sous vie nage charniers invisibles pleins de charmes niés. Mes trous déployés s!égayent de langues en transes. La joie coule.

«Je» chante avec l!accordéon

Je :les mets ma li per la té gé
l’aimer ma vie perle là léger
t’es bien né t!as tété les nénés d!ta mama
vie lattée vis là tes jets

dit craché caché postillonne
frizzante rasante labourée
parole par vol à cran tes crocs accrochent
se frottent aux peaux hérissées

à l!œuvre où j!échoue je chuchote

appel maintes fois mains pétries
de soufre visque joui musc
voile lèvres mouillées mur-
mure abcès absence sens

sans dessus dessous j’ai chu je sussure

cassées coller pièces éparses
cloisonnées dans temps parallèles
mondes à flot ondulent frottent
dévoilent ponts irréparables

à l’œuvre où j’échoue je chuchote

la glotte glousse dans la glaise
rumeurs barbouillées idées liées
minée effractée la phrase
ose frayer entre fissures

sans dessus dessous j’ai chu je sussure

«Il» fait quelques pas. Il s’arêtte

Il : C!est une illusion, on y avait cru, dommage, les murs se rapprochent, l!histoire s’accélère.

«Il» marche maintenant dans le sens inverse des ai- guilles d!une montre

Il : Parvenir à la satisfaction universelle des besoins sanitaires et nutritionnels ne coûterait que 13 milliards de dollars, soit à peine ce que les habitants des États-Unis et de l’Union européenne dépensent, par an, en consommation de parfums.6

Je: le sang cloque, la bulle est bue extirpe le cri de tes tripes.

Enlisé gorge racle carnage mer de rage émerge ai craché grave.

«Il» et «Je» traversent les deux espaces de jeu en tous sens

Il et Je: Un nouvel «homme nouveau», voilà ce que le marché est en train de fabriquer sous nos yeux. En détruisant toute forme de loi qui re- présenterait une contrainte sur la marchan- dise, la dérégulation néolibérale provoque des effets dans tous les domaines. Pas seulement dans le champ économique. Le psychisme humain lui-même est perturbé, bouleversé. Dépressions, troubles de l!identité, suicides et perversions se multiplient. Au point que le marché ne veut plus de l!être humain tel qu!il est. À l!aide du clonage et de l!ingénierie géné- tique, il exige désormais carrément la trans- formation biologique de l!humanité. 7

Oh bourlidiou niaf! il rit et dit: Niaiseries? Je ris gêné, je tique. Puis il s’applique très fort, il dit »: L’ingénierie génétique .

Dans le chaos où il reste coi, s!est échappée une bouillie d’images. Il reste quoi? Par là, le chemin est perdu, l!ange en feu passe, il dit :

Je : Demain est mort demain est mort prévenez- les. Biologiquement stérile, demain est mort demain est mort prévenez-les.

Il : Après un long silence, il dit :

Au centre de l’espace

Je : Zombie l’horizon!

Les larmes qui coulent entre les mots ne trou- blent pas leur errance, les mots ne remontent plus au visage, dépossédé de sa propre image aveugle il tapote le blanc en vrac un coin une porte un caillou, les plaies rugissent, le monde est plat craquelé par là il a marché.

Le cri formaté a fait là son rôt et retrouve une forme larvée.

Dans le silence saute
À la place du mot
Dans le silence saute
Vous ne le direz

À la place vacante
Silence du mot dis-
Parut place vacarme
Vous ne le direz

Danse le mot danse le mot
Danse le mot pas dit
Danse le mot danse le mot
Danse le mot parti

Affolé le mot fuit
Feux follets dans la nuit
Affolé le mot fuit
Vous ne le direz

Disparus mots dits par
Tit pas dits mots paraît
Disparus dits partis Vous ne le direz

Danse le mot danse le mot
Danse le mot pas dit
Danse le mot danse le mot
Danse le mot parti

Est-ce? Sans issue

Sans su
Sans suite
Est-ce? Sans cible?
Lance

Si Lente
Cette Chute
Lancinante
Ce sang Hante
Ce Silence

Avignon, le 10 juillet 2008

Le Monde le 21 mars 2008 2 Le Monde, 19 mars 2008

3 La menace du complexe génético-industriel, par Jean-Pierre Berlan et Richard C. Lewontin, Le Monde Diplomatique, decembre 1998

4 Le sacre des mutants par Franck Mazoyer,Le Monde Diplomatique, janvier 2004

5 Le Monde, 26 mars 2008 6 Stratégies de la faim par Ignacio Ramonet, Le Monde

Diplomatique, novembre 1998

7 De la réduction des têtes au changements des corps par Dany-Robert Dufour, Le Monde Diplomatique, avril 2005

Edité par NOMADES LANGUES Juillet 2008
27, Bis rue de la Palapharnerie
84000 Avignon
06 68 20 20 40
nomadeslangues@gmail.com
http://www.nomadeslangues.info

© 2008 Nicolas Allwright. Tous droits réservés
nicolas.allwright@gmail.com

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